Liens

Catégories

Recommander

www.cap21.agriculture.foret

Mercredi 17 août 2005
LA SECHERESSE EST UN RÉVELATEUR DES IMPASSES DE L’AGRICULTURE INDUSTRIELLE On sait que la sécheresse pose problème en particulier à cause des besoins très importants des cultures irriguées comme le maïs qui consomment beaucoup d’eau. Or si l’on produit autant de maïs, c’est que l’on mis en place un système d’élevage hors-sol qui en nécessite de grandes quantités, au lieu de favoriser les modes de production de viande et de laitages qui feraient appel à des races plus rustiques. Ces animaux plus rustiques (bovins, ovins, caprins) tireraient partie des ressources fourragères produites en cultures sèches et permettraient en même temps de lutter contre les feux de forêt en zone méditerranéenne grâce à leur consommation des broussailles en forêt: on ferait d’une pierre deux coups ! Il faut donc profiter de cette crise pour réorienter la politique agricole dans ce sens, au lieu de continuer à encourager à travers la PAC actuelle, les cultures intensives qui polluent les nappes (simazine, nitrates.. ), coûtent cher en pétrole (consommation d’intrants : engrais, pesticides, mécanisation à outrance…) et gaspillent de l’eau ! Georges Fandos Ingénieur agronome Responsable de la commission agriculture et forêt de CAP 21
Par Georges Fandos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 25 octobre 2005
Le projet de loi d’orientation agricole en cours d’examen par le Parlement comporte bien quelques mesures sympathiques: aider l'agrobiologie, la transmission d'entreprises, le service de remplacement, conforter la statut d'aide familial, les organisations de producteurs,favoriser l'extension des règles (les producteurs individuels cotiseront pour l'organisation des marchés , ce qui n'est pas toujours le cas actuellement), la sécurité sanitaire... mais aussi des mesures inquiétantes : moins de contrôles sur les structures, ce qui va favoriser la concentration des exploitations. La cession de bail dans son intégralité ne sera pas non plus favorable aux installations :il va donner lieu à des surenchères sous forme de « pas de porte » à verser à l’ancien bailleur. La non reconnaissance des petits exploitants cotisants-solidaires sans droits aux prestations et sans véritable statut agricole de plein droit est aussi une injustice. L'absence dans ce projet de toute volonté réelle de définir des mécanismes de régulation des marchés est très grave alors que l’agriculture française et européenne souffre du dumping du aux importations et de la désorganisation des marchés avant tout. La réorientation des aides dans un sens moins productiviste n’y figure pas non plus : on continuera à aider ce qui en ont le moins besoin à travers la PAC actuelle et les autres mécanismes de soutien du marché et des structures. Ce projet de loi est donc très en dessous de ce qu'il faudrait faire en matière de régulation des marchés (on prévoit juste quelques mécanismes fiscaux faces aux aléas climatiques !), d’aide aux installations et en matière d'agriculture durable : rien n’est dit sur le fait de développer la recherche dans les moyens biologiques de lutte contre les ravageurs et maladies, la protection des écosystèmes, l’aide aux circuits courts... Il ne peut donc nous satisfaire car il ne répond pas aux défis que rencontre l’agriculture française et ses paysans ! Georges Fandos Ingénieur agronome Responsable commission agriculture CAP 21
Par Georges Fandos
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 27 décembre 2005
Publication du rapport sur les indicateurs agroenvironnementaux Le rapport IRENA sur les indicateurs agroenvironnementaux est aujourd‚hui accessible. Il donne un large aperçu des interactions existant entre l'agriculture et l'environnement dans l'Union européenne, et constitue de ce fait un instrument qui permettant de voir où en est la prise en compte des préoccupations environnementales dans la politique agricole commune (PAC). Le «Rapport sur les indicateurs d'intégration des préoccupations environnementales dans la PAC, intitulé "L'agriculture et l'environnement dans l'UE-15" est l'un des acquis de l'opération IRENA, acronyme de "Indicator Reporting on the Integration of Environmental Concerns into Agriculture Policy". Il s'agit d'une opération commune impliquant plusieurs directions générales de la Commission, y compris les DG Agriculture et développement rural, Environnement, Eurostat et Centre commun de recherche, ainsi que l'Agence européenne de l'environnement, qui coordonnait le projet. Le projet couvrait les 15 États membres que comptait l'Union européenne en 2002. Il répondait à une initiative du Conseil agricole de 2001, qui avait souhaité disposer d'indicateurs agroenvironnementaux pour le suivi des progrès accomplis en matière d‚intégration des préoccupations environnementales dans la PAC. Les 40 indicateurs ainsi élaborés sont fondés sur de multiples données collectées à différents niveaux géographiques et ils couvrent généralement la période 1990-2000. Ils aident à résumer et à mettre en évidence des corrélations agroenvironnementales complexes (et à les faire connaître à tous ceux qui interviennent dans la définition et dans la mise en ?uvre des mesures, ainsi qu‚au grand public). Pour illustrer les résultats produits par l'indicateur et pour passer en revue les effets de l'agriculture sur l'environnement, on a recours à des «scénarios» agroenvironnementaux (utilisation d'eau dans l'agriculture et conséquences pour les ressources hydriques; utilisation d'engrais agricoles et effets sur la qualité de l'eau; utilisation des terres agricoles, gestion des exploitations et sols; changement climatique et qualité de l'air; biodiversité et paysage). Le rapport fait par ailleurs le point sur l'utilité de chaque indicateur IRENA, évaluée selon différents critères quantitatifs ou conceptuels tels que la pertinence de la politique menée, la fiabilité des analyses ou la facilité d'interprétation. Le rapport met en évidence les évolutions de l'agriculture européenne qui sont lourdes de conséquences pour l'environnement, par exemple le fait que la superficie agricole utilisée (SAU) a baissé de 2,5 % entre 1990 et 2000, recul principalement imputable aux prairies et cultures permanentes. Pendant la même période, on a constaté la persistance des tendances observées en matière d'exploitations agricoles et de spécialisation régionale, et une stabilisation dans le domaine de l'agriculture intensive. La diminution globale de l'utilisation des intrants et la progression des rendements attestent une augmentation de la productivité et une gestion agricole plus efficaces. L'agriculture biologique a été pratiquée en 2002 sur 3,7 % de la SAU totale de l'UE-15, soit plus du double du chiffre de 1998 (1,8 %). Rapportée à la SAU totale, la part en pourcentage des terres agricoles concernées par des mesures agroenvironnementales ˆ spécifiquement axées sur une amélioration de la situation écologique ˆ est passée de 20 % en 1998 à 24 % en 2002. Pour ce qui est des ressources en eau, la superficie des terres irriguées a augmenté pendant la dernière décennie de 12 % au niveau de l'UE et de près de 30 % dans le bassin méditerranéen, alors qu'elle demeurait stable tant dans les régions septentrionales (7 %) que méridionales (50 %) de l'Europe, essentiellement grâce à une utilisation plus efficace des ressources hydriques. De 1990 à 2000, on a pu observer une baisse généralisée des bilans nutritifs bruts nationaux, mais il convient de noter à cet égard que les charges de bétail à l'hectare continuent de poser des problèmes dans certaines régions. Des estimations relatives au risque d'érosion des sols donnent à penser que la situation reste inquiétante, en particulier dans le sud et l'ouest de l'Espagne, dans le nord du Portugal, dans le sud de la Grèce et dans le centre de l'Italie. En 2002, le secteur agricole a contribué pour quelque 10 % aux émissions totales de gaz à effet de serre (essentiellement du méthane et de l'oxyde d'azote), chiffre inférieur de près de 9 % à celui enregistré en 1990; cette amélioration s'explique surtout par une diminution du cheptel, par un moindre recours aux engrais minéraux et par l'évolution des méthodes d'exploitation agricole. Le rapport souligne également que l'agriculture concourt à la lutte contre l'effet de serre en ce sens qu'elle produit des matières bioénergétiques remplaçant des combustibles fossiles. Quant aux émissions d'ammoniac, elles ont régressé de 9 %. Il n'en demeure pas moins que le secteur agricole était encore en 2002 le principal responsable des émissions d'ammoniac dans l'UE-15. Les terres particulièrement intéressantes sur le plan du patrimoine naturel, c'est-à-dire celles qui présentent la plus grande biodiversité, se situent principalement dans le bassin méditerranéen, dans les régions collinaires du Royaume-Uni et de l'Irlande et dans les montagnes et diverses zones de la Scandinavie; on estime qu'elles couvrent environ 15 à 25 % de la SAU totale de l'UE-15. Pour la plupart des espèces, les effectifs d'oiseaux des champs ont accusé une forte baisse entre 1980 et 2002. Ils se sont stabilisés dans les années 90, mais il y a toujours très peu de biodiversité à cet égard dans les zones d'agriculture intensive. Il apparaît également que les systèmes d'agriculture extensive revêtent une grande importance pour la préservation de la biodiversité et des paysages, car quelque 18 % des habitats situés dans les zones Natura 2000 sont tributaires de la poursuite des pratiques agricoles traditionnelles. Le rapport montre que de notables progrès ont été accomplis en matière de mise au point d'indicateurs agroenvironnementaux au niveau de l'UE-15. Il reste toutefois un certain nombre de défis à relever pour tirer pleinement parti des possibilités offertes par les indicateurs en ce qui concerne la définition de la politique à mettre en ?uvre. Le texte intégral du rapport et les fiches relatives aux indicateurs peuvent être consultés sur le site web IRENA: http://webpubs.eea.eu.int/content/irena/index.htm
Par Georges Fandos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 27 décembre 2005
Interdiction des antibiotiques comme facteurs de croissance dans les aliments pour animaux À compter du 1er janvier 2006, l‚utilisation d'antibiotiques comme facteurs de croissance dans les aliments pour animaux sera interdite. À partir de cette date, la commercialisation ou l‚utilisation des 4 derniers antibiotiques à avoir été autorisés pour faciliter l‚engraissement du bétail seront interdites. L‚interdiction est la dernière étape du processus d‚élimination progressive de l‚utilisation des antibiotiques à des fins non thérapeutiques. Elle s‚inscrit dans la stratégie générale de la Commission pour contrer l‚émergence de bactéries et d‚autres microbes résistant aux antibiotiques en raison de l‚exploitation excessive ou incontrôlée de ces derniers. Markos Kyprianou, Commissaire en charge de la santé et de la protection des consommateurs, a déclaré : „Cette interdiction des antibiotiques comme facteurs de croissance revêt une grande importance, non seulement en tant qu'élément constitutif de la stratégie communautaire en matière de sécurité alimentaire, mais aussi au regard de la santé humaine. Nous devons sensiblement réduire l‚utilisation superflue d‚antibiotiques si nous voulons empêcher efficacement que des micro-organismes ne deviennent résistants à des traitements sur lesquels nous avons compté pendant des années. Les aliments pour animaux sont le premier maillon de la chaîne alimentaire et représentent à ce titre l‚endroit propice pour tenter de réaliser cet objectif.‰ Les antibiotiques ont été largement utilisés pour la production animale pendant des dizaines d‚années dans le monde entier. Ajoutés en petites quantités dans les aliments pour animaux de ferme, ils en améliorent le potentiel de croissance. Toutefois, devant l‚émergence de microbes résistants aux antibiotiques utilisés pour soigner des infections humaines ou animales („résistance anti-microbienne‰), la Commission a décidé d‚éliminer progressivement et, finalement, d‚interdire la commercialisation et l‚utilisation d‚antibiotiques comme promoteurs de croissance dans les aliments pour animaux. L‚addition d‚antibiotiques dans les aliments pour animaux ne sera dorénavant autorisée qu'à des fins vétérinaires. Cette décision s‚appuie sur des avis du comité scientifique directeur qui a recommandé la suppression progressive des antibiotiques comme stimulateurs de croissance tout en préservant la santé des animaux. L'Union européenne a déjà interdit d'incorporer dans les aliments pour animaux les antibiotiques utilisés en médecine humaine. Le nouveau règlement sur les additifs dans les aliments pour animaux complète cette interdiction d'utiliser les facteurs de croissance antibiotiques dans l'alimentation des animaux à partir du 1er janvier 2006. À cette date, les 4 substances suivantes seront supprimées du registre communautaire des additifs autorisés dans l‚alimentation animale: le monensine sodium utilisé pour l‚engraissement des veaux le salinomycine-sodium utilisé pour l‚engraissement des porcelets et des porcs l‚avilamycine utilisée pour les porcelets, l‚engraissement des porcs, celui des poulets et des dindes le lavophospholipol utilisé pour les lapins, les poules pondeuses, les poulets d‚engraissement, les dindes, les porcelets, les porcs, les veaux et le bétail d‚engraissement. Cette mesure s‚inscrit dans le contexte de la stratégie globale de la Commission pour lutter contre la menace que représente la résistance anti-microbienne pour la santé humaine, animale et végétale. http://europa.eu.int/comm/health/ph/others/antimicrob_resist/am_02_fr.pdf
Par Georges Fandos
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 27 décembre 2005
QUELS ENJEUX AUTOUR DES NEGOCIATIONS AGRICOLES DE L’OMC À HONG-KONG ? Dans le dossier OMC / agriculture il y un piège à éviter :c'est de croire que la baisse des taxes douanières* chez nous va favoriser les petits producteurs des pays du tiers monde. En fait cette baisse favoriserait les ventes chez nous des denrées de gros producteurs de soja, céréales et viande des pays émergents (Brésil, Argentine, ...) et ruinerait certains de nos agriculteurs (les éleveurs en particulier). Cap 21 défend les droits de douane actuels aux importations s'ils permettent de maintenir nos paysans et l’aménagement équilibré du territoire et de lutter contre le moins disant environnemental et social (produits importés ne respectant pas les droits des producteurs, des salariés et l'environnement). Les taxes aux importations pourraient être reversées aux paysans des pays pauvres pour favoriser l’agriculture vivrière chez eux et la satisfaction des besoins alimentaires de leurs populations CAP 21 s'oppose aux restitutions à l'exportation (ex; céréales) qui coûtent cher, créent des disparités entre agriculteurs chez nous et empêchent les paysans du Sud de produire leur propres céréales, par exemple le riz. Georges Fandos Délégué régional CAP 21 Languedoc-Roussillon Ingénieur agronome * Les USA aident leurs producteurs sous formes d'aides directes aux producteurs moins visibles que les aides au soutien du marché pratiquées par les européens. Ils sont donc mal placés pour nous faire la leçon.
Par Georges Fandos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus