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Samedi 22 septembre 2007
Atelier « Territoires urbains et territoires ruraux »
Forum Démocrate de Seignosse.
 
Contribution de Georges Fandos, responsable de la commission agriculture de CAP 21
 
HALTE AU DEMENAGEMENT DU TERRITOIRE !
 
Exode rural, et son corollaire qui est la concentration urbaine, caractérisent la dynamique des territoires suite à l’abandon des politiques volontaristes en matière d’aménagement équilibré de l’espace.
 
Ainsi, le nombre d’agriculteurs a diminué de 60 % entre 1980 et 2005 !
Cet exode massif s’explique entre autres, par la baisse des prix agricoles de l'indice 100 à 42 entre 1960 et 2005, alors que le prix des produits alimentaires à la consommation est passé de l'indice 100 à 107 pour la même période ! (source Ministère Agriculture)
 
En même temps, la dynamique d’urbanisation conduit au fait que rapidement la population française va se concentrer dans les principales mégapoles urbaines : « Entre 1936 et 1999, la population des villes françaises a doublé, passant de 22 à 44 millions d’habitants, alors que l’ensemble de la population n’augmentait que de 40 %. Désormais, les trois quarts des Français vivent dans les unités urbaines, qui occupent 18,4 % du territoire ». source Insee.
Une dynamique purement économique de concentration des activités autour des pôles urbains et de spécialisation de l’espace (les fameux « pôles de compétivité » dont on parle aujourd’hui) conduit à un véritable « déménagement du territoire ».
 
Les conséquences sont :
Pour l’espace rural : la désertification de grands pans de nos régions qui sont ensuite exposés par exemple aux incendies de forêt suite à l’abandon de la gestion forestière et du débroussaillage par les troupeaux.
 
Pour l’espace urbain : les contre productivités et problèmes de santé (liés aux embouteillages, à la pollution, au stress…) et le gaspillage des ressources pétrolières lié à un urbanisme organisé autour de la voiture et le transport routier.
 
Existe-t-il des solutions pour enrayer ces mécanismes pervers économiques, urbanistiques, et géographiques ?
 
 
Les politiques d’aménagement équilibré et écologique des territoires :
 
La reconquête des espaces suppose une politique d’aménagement du territoire qui s’articule autour de :
 
1/ Une politique agricole et rurale centrée sur le maintien d’un maximum d’exploitations et d’activités.
Ceci nécessite que les pouvoirs publics assurent la survie des agriculteurs et arrêtent la décapitalisation de ce secteur, en fixant par la voie réglementaire un principe anti-dumping : les prix net payés aux producteurs ne peuvent être inférieurs aux coûts de productions moyens qui correspondent aux coûts d'une exploitation moyenne et performante (les centres de gestion agricoles les calculent tous les ans).
La fixation des prix agricoles est une réglementation qui existe déjà au niveau communautaire pour quelques produits : elle permet par exemple de fixer le montant des restitutions versées aux exportateurs de céréales qui est calculée par la différence entre le niveau de prix intracommunautaire et le prix mondial. (1)  (Je suis par ailleurs pour la suppression de ces aides aux exportations qui ruinent la paysannerie des pays pauvres : à cause de ce mécanisme, les céréales européennes ainsi subventionnées sont vendues dans les pays pauvres à des prix inférieurs à celles produites par les paysans des pays pauvres !)
 
La reconquête des espaces ruraux suppose une politique d’encouragement de l’élevage extensif à l’herbe au lieu des élevages hors-sol d’animaux qui ne sortent plus.
A ce sujet l’idée d’agriculteurs « jardiniers de la nature » chargés de l’entretien des paysages pour que les urbains puissent en profiter pendant leurs week-ends est complètement étrangère à la culture paysanne et les rendrait très dépendants de la politique de subventions. Il vaut mieux mettre en place des systèmes d’élevage extensif rentables sans subventions grâce à des politiques de prix corrects.
Une politique d’aides à l’installation de jeunes agriculteurs doit être mise en oeuvre en urgence sous forme d’aides aux investissements remboursables sans intérêts.
 
2/ Une politique d’aménagement équilibré du territoire
Une politique d’aménagement du territoire qui renforce les villes moyennes et le tissus rural doit passer par la décentralisation administrative des services des collectivités publiques (Etat , Régions, Départements), des Universités, des entreprises publiques, des équipements de santé, sportifs et culturels…
L’objectif est de rendre attractives ces villes moyennes pour les entreprises et le populations.
Il est urgent de définir une politique des transports qui irrigue tout le territoire et défende les modes alternatifs à la route (ferroutage, mer routage) au lieu de multiplier les autoroutes, et de favoriser seulement les TGV.
 
3/ Une politique urbaine de lutte contre l’étalement urbain et la spécialisation de l’espace. C’est-à-dire :
- La lutte contre la spéculation immobilière, le mitage de l’espace et les injustices en matière de planification de l’occupation des sols (PLU, SCOT…) passe par de nouveaux outils législatifs comme des systèmes de péréquation des plus values foncières en terrains constructibles ou pas(2).
Il faut aussi relancer la lutte contre :
- l'étalement urbain : construction de quartiers pavillonnaires,
- la spécialisation de l'espace en zones d’activité , de loisir, de résidence.
- la ségrégation spatiale des populations entre des quartiers  résidentiels et populaires et industriels.
La conséquence de cet urbanisme, c’est l’augmentation des besoins de déplacement en particulier automobiles et de marchandises de plus en plus insupportables !
Les conséquences sur la santé des populations sont graves : maladies cardio-vasculaires et respiratoires…
Les pertes de temps s’accumulent, le stress aussi.
 
D’autres choix d’urbanisme sont possibles.
Ils sont centrés sur les propositions suivantes :
. Freiner la croissance urbaine sur l’agglomération à travers les PLU et le SCOT.
. Re-densifier l’habitat au lieu de l’étaler, et sauvegarder les espaces verts dans les agglomérations.
. Créer un réseau de villes moyennes s au lieu de tout concentrer sur les capitales régionales : décentraliser l’Université, les services publics, les hôpitaux…
. Développer les transports publics.
. Rapprocher lieu de domicile, de travail et de loisir avec des quartiers polyvalents au lieu de spécialiser l’espace et d’augmenter les déplacements.
. Pour donner aux quartiers les moyens de renforcer leurs équipements et lutter contre la ségrégation de l’espace urbain et la spécialisation, pourquoi ne pas instaurer des conseils de quartier qui proposeraient des investissements pour leur quartier sur une partie du budget de la ville qui leur serait réservé ?
 
Georges Fandos
Le 6 septembre 2007
 
(1) Les prix minimum existent déjà pour les céréales, le lait...
Ils résultent d'une négociation interprofessionnelle (producteurs, transformateurs, distributeurs) et des pouvoirs publics dans le cadre de négociations par produits au niveau national et européen.
Je demande donc l'extension de ce mécanisme aux autres produits agricoles.
Actuellement ce sont les intermédiaires, dont les 4 grandes centrales d'achat qui représentent plus de 50 % des produits agricoles vendus aux consommateurs qui s'engraissent sur le dos des paysans et qui ruinent la plus part: seul s'en sortent ceux qui ont des situations privilégiées (AOC, gros propriétaires aidés par la PAC), quelques paysans en circuit -court (mais on ne peut généraliser ce mode de distribution)...
IL YA URGENCE EN LA MATIERE: LES PAYSANS ET LE MONDE RURAL NOUS SERONS RECONNAISSANTS D'ETRE COURAGEUX EN LA MATIERE !
 
(2) par exemple, pourquoi ne pas obliger les propriétaires de terrains constructibles à acheter le droit à bâtir à ceux qui n’ont pas de terrains constructibles = marché des droits à construire à travers les transfert de COS), comme cela s’est fait avec succès dans la commune de Lourmarin (Vaucluse). Ce système permet un transfert de valeur des terrains constructibles vers ce qui ne le sont pas ce qui limite les injustices liées au délimitations arbitraires des PLU entre zones constructibles ou pas.
 
 
 
Par Georges Fandos - Publié dans : www.cap21.agriculture.foret
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Commentaires

L'immobilisme de la préfecture du Calvados Cela fait plus de 3 ans que la préfecture de Caen et la sous préfecture de Lisieux (en charge du dossier) ferment les yeux sur une pollution de plusieurs hectares, sur le non respect des droits de l'homme et le non respect des lois les plus élémentaires, de plus nos observations sont écrasées du pied. Ce mini état hors-la-loi se trouve à Cabourg, OUI, la station balnéaire de notre ami Proust. Dans cette commune on n'y tourne un film pas très romantique, le cheval n'est pas très bien vu non plus contrairement à ce que l'on dit (voir plus bas). Mais le pire, c'est le respect des lois. 3 ans qu'une petite 'zone Naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique' ZNIEFF accueil les gens du voyage provisoirement (attention à l'importance de ce mot). Â vous on vous demande de ramasser les crottes du toutou, de trier les ordures ménagères, d'être des individus responsables, Lisez bien la suite !!! LA c'est tout le contraire, les gens du voyage sont obligés de déféquer dans les chemins de randonnées, plusieurs centaines de caravanes cela représente plusieurs milliers d'individus je vous laisse imaginer l'état de la znieff après quelques mois, tout part avec la pluie dans les cours d'eau avec en plus les ordures ménagères, il y a bien un ramassage mais c'est tellement plus simple pour certains de jeter les sacs poubelles, vélos, machines à laver,... dans les fossés puisqu'ils n'y séjournent que quelques mois. Attention, dans ces fossés s'y trouve déversé absolument tout, les eaux usées de toutes ces caravanes, toilettes chimiques etc. Et même du fioul pour 2007, des litres de fioul, de l'huile de vidange, de la peinture et je ne sais quoi encore sont partis dans la rivière. Le sous préfet ose me répondre que la communauté de commune (CCED) pendant leur séjour nettoie, c'est faut. Tous, les riverains, agriculteurs, et utilisateurs du marais peuvent le dire c'est faut. Même après les saisons honteuses rien n'est nettoyé seulement ce qui se voit le plus, il a fallu que j'envois en plusieurs milliers d'exemplaires les photos de la pollution restante pour qu'enfin la CCED continue son nettoyage, mais aucun curage n'a été effectué pour l'instant. Le sous préfet qui m'écrit 'cette année il y avait des toilettes mobiles', une fois de plus ont nous prend pour des moins que rien et c'est scandaleux, si ce monsieur à vu des toilettes en 2007 c'est qu'il c'est trompé de ZNIEFF ou bien qu'il n'écoute que ce que veut bien lui dire la communauté de commune. Dans ce marais on n'a le droit de pêcher à l'eau de javel, de brûler des Nivéoles (plantes plus que protégées), etc. Dans ces zones humides des réglementations très particulières sont à respecter (NORMALEMENT). Si un agriculteur plante un poteau de travers (c'est une image), on lui colle une prune illico, ils ne doivent pas creuser les mares plus profonde qu'elle le sont etc. il y a un cahier des charges très contraignant. Mais dans le cas qui nous intéresse, c'est encore une fois tout le contraire. La CCED a arraché des haies, rebouché des fossés, ils viennent même de faire des rades en graviers, et la préfecture ferme les yeux comme si de rien était, J'ai réussi à faire venir la police de l'eau mais depuis plus rien (immobilisme c'est le mot qui convient) Mais l'anarchie ne s'arrête pas là, la préfecture en autorisant cette installation se fiche complètement des riverains. L'entrée de l'aire d'accueil se trouve à 5 mètres de l'entrée d'une habitation (la propriétaire à 90 ans). La Ferme d'Osseville un magnifique cors de ferme, ancienne propriété des seigneurs de Cabourg puis à leur fils Godefroy-Charles-Antoine Doublet comte de Persan (il n'y a pas eu que Proust à Cabourg), avec autour plus de 11 hectares de terres agricoles (au prix du domaine, certain se frotte déjà les mains). Et tous cela complètement isolé des villes alentours (seule contre tous) et parmi ces gens qui ne sont pas tous des anges, (je précise que je n'ai rien contre les gens du voyage) il y a des sans foi ni loi (la police et la gendarmerie ne me dirons pas le contraire). 2005, 2006, 2007 vols (légumes, échelle, fioul,...) dégradations (démolis murs, bâtiments, ils viennent déféquer dans la cour et les dépendances,) insultes, (quasi journalière) etc. La liste est très longue. Je ne suis pas fier de préciser que pour qu'il y ait du courant à la ferme, il a fallu que je commette des actes répréhensibles car personne pas même le préfet n'a bougé le petit doigt quant les gens du voyage se branchaient sauvagement aux poteaux (seulement 110 volts dans les prises de la ferme, sur un total de plus de 300 jours). Ensuite il y a les utilisateurs du marais (tous les gabions on eu droit aux portes arrachées, certains ont été complément démolis), les agriculteurs (vol des barrières, des moutons, vol du matériel agricole, mangeoires en acier, ils ont tirer à coup de fusil dans un tracteur, roumballeurs à la flotte, etc. etc.) beaucoup ne veulent plus porter plainte tellement ils sont écoeurés. Il ne faut pas oublier que les animaux boivent dans ces cours d'eau, vaches, chevaux et (bêtes sauvages que je retrouve raides en fin de saison) pour vous donner une idée la flotte est blanche crème avec des auréoles d'hydrocarbure sur le dessus. Bien sur des chevaux ont été très malades, mais puisque que l'on sait que le sous préfet va répondre (il n'est pas démontré que ces faits ont un lien direct avec la présence des gens du voyage), beaucoup baissent les bras. Pourquoi cette colère? Simplement parce que l'on nous ignores, c'est du mépris, personne ne tient compte de nos doléances, rien n'est remboursé, rien n'est réparé, rien n'est nettoyé, on nous baratine en disant ce n'était que pour cette année, après nous chercherons un autre terrain. Elle est de quelle coté la naïveté? Puisque les maires de Cabourg et Varaville ont déjà prévu de placer l'aire d'accueil à cet endroit et définitivement (c'est sur les beaux dépliants glacés de Cabourg). Mais alors M le préfet pourquoi ne faite vous pas recreuser les fossés, enlever les rades illégales et les barrières en bois complètements démolies, pour qu'à l'avenir personne ne puisse envahir ces pâturages? Pourquoi la communauté de commune et les maires disent à la propriétaire de la ferme (on va protéger votre cuve de fioul avec des parpaings, nous allons faire l'entrée du camp plus loin etc?) Des questions qui restes sans réponses. Voila pourquoi j'envoi ce message et beaucoup d'autres en plusieurs milliers d'exemplaires à des associations, personnalités, journalistes, services de l'état etc. Que je post sur plusieurs centaines de blogs, forums,... Si personne ne prend le risque de dénoncer cette situation catastrophique que la sous-préfecture et les élus minimisent alors c'est la porte ouverte à tout les abus. Nativelle P Photos de 2005 et 2006 http://perso.orange.fr/varaville.cabourg/ http://cabourg.varaville.site.voila.fr/ Photos de 2007 http://varaville.ifrance.com http://nativelle.over-blog.com/
Commentaire n°1 posté par nativelle le 25/11/2007 à 09h03
Il faut sauver les paysans
Commentaire n°2 posté par Lino Saputo le 22/04/2008 à 17h20
Contre l'agriculture industrielle, un site passionnant à découvrir absolument : www.lafermeenville.fr
Commentaire n°3 posté par Marie le 30/05/2008 à 16h44
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