Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /Nov /2006 23:55
Faisant suite au texte « la CEE engage la destruction de la Bio » Trouvez ci-dessous un appel pour ne pas rester les bras croisés face au rouleau compresseur réglementaire. Claire Julien Animatrice service professionnels Nature & Progrès 68, Bd Gambetta 30700 UZES tel: 04 66 03 23 44 fax: 04 66 03 23 41 www.natureetprogres.org Appel pour un collectif "Résistons à l'exclusion par les normes industrielles" lancé par Nature & Progrès Le Conseil Européen est sur le point d'adopter le projet de règlement pour l'agriculture biologique. Dans le texte ci-joint, nous analysons comment les petits paysans diversifiés, ceux qui sont l'âme même de la bio, s'en trouvent exclus, financièrement incapables de suivre les contraintes qui leur sont imposées par des normes pensées pour la seule industrie agro-alimentaire. Les mécanismes à l'œuvre vont tous dans le même sens même si leurs domaines d'action semblent parfois éloignés : fonctionnement non démocratique, système de contrôle et de certification, paquet hygiène et normes HACCP, autorisations de mise en marché (AMM) ou encore Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Au-delà de l’agriculture, les fabrications artisanales traditionnelles, le commerce de proximité, les écomatériaux de construction, les écocarburants, les énergies renouvelables, les médecines traditionnelles… sont menacés par cette même vision normalisatrice propre à l'industrie. Tout est lié ! Nous maintenons, tant qu'il est toléré, notre travail sur l'évolution du règlement bio et sur l'évolution des systèmes de contrôle et de certification officiellement reconnus parce que nous préférons tout de même voir du "bio" en grande et moyenne surfaces plutôt que des produits issus de l'agrochimie. Toutefois, ceci ne correspond pas à notre projet de société à plus long terme : le projet de nouveau règlement bio est inacceptable en ce sens qu'il dénature l'idée même de l'agriculture biologique. Nous lançons cet appel pour regrouper les organisations confrontées à l'exclusion par les normalisations industrielles car nous ne sommes sans doute pas les seuls à subir ce phénomène grandissant. Faisons converger nos forces pour initier un travail en commun. Si votre organisation souhaite faire partie de l'appel : Nom de votre organisation et coordonnées Signature A renvoyer à Nature & Progrès, 68 Bd gambette, 30 700 UZES, ou par mail adresses ci-dessous Contact : Jordy van den Akker : petiteterre@tele2.fr Guy Kastler : 04 68 91 28 95 , guy.kastler@wanadoo.fr
Jeudi 29 juin 2006 4 29 /06 /Juin /2006 13:20
Les faucheurs sont condamnés ? Greenpeace riposte ! Les "Détectives OGM" partent à la recherche des champs de maïs transgénique   28 juin 2006   Paris, France - 28/06/2006 - Scandalisée par le délibéré de la Cour d’appel d’Orléans qui condamne quarante neuf faucheurs volontaires, l’association Greenpeace lance son réseau de "détectives OGM" dans les campagnes françaises à la recherche des champs où est cultivé cette année du maïs transgénique, en secret et en toute impunité. La Cour d’appel d’Orléans a condamné mardi 27 juin à deux mois de prison ferme Jean-Emile Sanchez, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, et les quarante huit autres prévenus à deux mois avec sursis. "Il est intolérable de voir ainsi bafoués le principe de précaution et l’état de nécessité reconnu en première instance, s’insurge Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. La justice condamne des citoyens aculés à la désobéissance civile, alors que l’Etat laisse les multinationales des biotechnologies commercialiser du maïs OGM hors de tout cadre légal et sans aucune transparence." Après le succès des "Détectives des villes", qui ont permis de barrer la route à l’introduction d’aliments contenant des OGM dans les rayons de nos supermarchés, Greenpeace lance l’opération "Détectives des champs" et incite tous ceux qui refusent les OGM, du simple citoyen au militant chevronné, à se mobiliser dans les campagnes pour découvrir où le maïs transgénique a été planté. "C’est l’Etat qui devrait fournir aux citoyens une protection efficace et une information transparente sur les OGM, mais il ne fait pas ce travail !, affirme Arnaud Apoteker. Les associations et les citoyens ne font que pallier ces manquements en effectuant leurs propres recherches pour localiser les parcelles transgéniques !" Sur le terrain, de nombreuses organisations comme la Confédération paysanne, le Collectif des Faucheurs volontaires ou Attac, multiplient les initiatives. Et de nombreux citoyens, opposés aux OGM et rassemblés dans des collectifs locaux, mènent des inspections citoyennes sur des sites de production et de stockage de semences transgéniques Monsanto. "Tous font un travail formidable et nous souhaitons leur faciliter la tâche en leur offrant des moyens : tests, vérification des données et partage de l’information, explique Arnaud Apoteker. Nous voulons mettre en place une véritable machine de guerre citoyenne contre les cultures commerciales de maïs OGM illégales." Greenpeace met donc à la disposition de tous ceux qui souhaitent devenir "détectives des champs" un véritable kit d’investigation qui comporte trois éléments :    une affiche "OGM Wanted", à coller partout où c’est possible, qui comporte une adresse e-mail et un numéro de répondeur téléphonique prêts à recueillir tout type d’informations ;  des tests qui réagissent en présence de maïs OGM et leur mode d’emploi précis ;  une Carte de France, actualisée en temps réel, qui donne les emplacements précis et tous les détails sur les champs de maïs OGM découverts par les "détectives". Actuellement, deux parcelles ont déjà été localisées ! plus d’infos sur http://www.greenpeace.fr

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Corinne LEPAGE

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