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Agriculture et Forêt

Bienvenu sur le blog de la commission agriculture et forêt de CAP 21!

dans cette rubrique vous trouverez:

. Les communiqués de CAP 21 sur les thèmes agricoles

. Des dossiers thématiques: OGM, agriculture biologique

. Des notes d'humeur

. Des contributions et les travaux des membres de la commission

N'hésitez pas à nous faire connaître vos réactions et vos suggestions.

Elles sont les bienvenues !

Bonne lecture!

Georges Fandos

responsable de la commission agriculture forêt

Mardi 27 décembre 2005
Interdiction des antibiotiques comme facteurs de croissance dans les aliments pour animaux À compter du 1er janvier 2006, l‚utilisation d'antibiotiques comme facteurs de croissance dans les aliments pour animaux sera interdite. À partir de cette date, la commercialisation ou l‚utilisation des 4 derniers antibiotiques à avoir été autorisés pour faciliter l‚engraissement du bétail seront interdites. L‚interdiction est la dernière étape du processus d‚élimination progressive de l‚utilisation des antibiotiques à des fins non thérapeutiques. Elle s‚inscrit dans la stratégie générale de la Commission pour contrer l‚émergence de bactéries et d‚autres microbes résistant aux antibiotiques en raison de l‚exploitation excessive ou incontrôlée de ces derniers. Markos Kyprianou, Commissaire en charge de la santé et de la protection des consommateurs, a déclaré : „Cette interdiction des antibiotiques comme facteurs de croissance revêt une grande importance, non seulement en tant qu'élément constitutif de la stratégie communautaire en matière de sécurité alimentaire, mais aussi au regard de la santé humaine. Nous devons sensiblement réduire l‚utilisation superflue d‚antibiotiques si nous voulons empêcher efficacement que des micro-organismes ne deviennent résistants à des traitements sur lesquels nous avons compté pendant des années. Les aliments pour animaux sont le premier maillon de la chaîne alimentaire et représentent à ce titre l‚endroit propice pour tenter de réaliser cet objectif.‰ Les antibiotiques ont été largement utilisés pour la production animale pendant des dizaines d‚années dans le monde entier. Ajoutés en petites quantités dans les aliments pour animaux de ferme, ils en améliorent le potentiel de croissance. Toutefois, devant l‚émergence de microbes résistants aux antibiotiques utilisés pour soigner des infections humaines ou animales („résistance anti-microbienne‰), la Commission a décidé d‚éliminer progressivement et, finalement, d‚interdire la commercialisation et l‚utilisation d‚antibiotiques comme promoteurs de croissance dans les aliments pour animaux. L‚addition d‚antibiotiques dans les aliments pour animaux ne sera dorénavant autorisée qu'à des fins vétérinaires. Cette décision s‚appuie sur des avis du comité scientifique directeur qui a recommandé la suppression progressive des antibiotiques comme stimulateurs de croissance tout en préservant la santé des animaux. L'Union européenne a déjà interdit d'incorporer dans les aliments pour animaux les antibiotiques utilisés en médecine humaine. Le nouveau règlement sur les additifs dans les aliments pour animaux complète cette interdiction d'utiliser les facteurs de croissance antibiotiques dans l'alimentation des animaux à partir du 1er janvier 2006. À cette date, les 4 substances suivantes seront supprimées du registre communautaire des additifs autorisés dans l‚alimentation animale: le monensine sodium utilisé pour l‚engraissement des veaux le salinomycine-sodium utilisé pour l‚engraissement des porcelets et des porcs l‚avilamycine utilisée pour les porcelets, l‚engraissement des porcs, celui des poulets et des dindes le lavophospholipol utilisé pour les lapins, les poules pondeuses, les poulets d‚engraissement, les dindes, les porcelets, les porcs, les veaux et le bétail d‚engraissement. Cette mesure s‚inscrit dans le contexte de la stratégie globale de la Commission pour lutter contre la menace que représente la résistance anti-microbienne pour la santé humaine, animale et végétale. http://europa.eu.int/comm/health/ph/others/antimicrob_resist/am_02_fr.pdf
Par Georges Fandos - Publié dans : www.cap21.agriculture.foret
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Mardi 27 décembre 2005
Publication du rapport sur les indicateurs agroenvironnementaux Le rapport IRENA sur les indicateurs agroenvironnementaux est aujourd‚hui accessible. Il donne un large aperçu des interactions existant entre l'agriculture et l'environnement dans l'Union européenne, et constitue de ce fait un instrument qui permettant de voir où en est la prise en compte des préoccupations environnementales dans la politique agricole commune (PAC). Le «Rapport sur les indicateurs d'intégration des préoccupations environnementales dans la PAC, intitulé "L'agriculture et l'environnement dans l'UE-15" est l'un des acquis de l'opération IRENA, acronyme de "Indicator Reporting on the Integration of Environmental Concerns into Agriculture Policy". Il s'agit d'une opération commune impliquant plusieurs directions générales de la Commission, y compris les DG Agriculture et développement rural, Environnement, Eurostat et Centre commun de recherche, ainsi que l'Agence européenne de l'environnement, qui coordonnait le projet. Le projet couvrait les 15 États membres que comptait l'Union européenne en 2002. Il répondait à une initiative du Conseil agricole de 2001, qui avait souhaité disposer d'indicateurs agroenvironnementaux pour le suivi des progrès accomplis en matière d‚intégration des préoccupations environnementales dans la PAC. Les 40 indicateurs ainsi élaborés sont fondés sur de multiples données collectées à différents niveaux géographiques et ils couvrent généralement la période 1990-2000. Ils aident à résumer et à mettre en évidence des corrélations agroenvironnementales complexes (et à les faire connaître à tous ceux qui interviennent dans la définition et dans la mise en ?uvre des mesures, ainsi qu‚au grand public). Pour illustrer les résultats produits par l'indicateur et pour passer en revue les effets de l'agriculture sur l'environnement, on a recours à des «scénarios» agroenvironnementaux (utilisation d'eau dans l'agriculture et conséquences pour les ressources hydriques; utilisation d'engrais agricoles et effets sur la qualité de l'eau; utilisation des terres agricoles, gestion des exploitations et sols; changement climatique et qualité de l'air; biodiversité et paysage). Le rapport fait par ailleurs le point sur l'utilité de chaque indicateur IRENA, évaluée selon différents critères quantitatifs ou conceptuels tels que la pertinence de la politique menée, la fiabilité des analyses ou la facilité d'interprétation. Le rapport met en évidence les évolutions de l'agriculture européenne qui sont lourdes de conséquences pour l'environnement, par exemple le fait que la superficie agricole utilisée (SAU) a baissé de 2,5 % entre 1990 et 2000, recul principalement imputable aux prairies et cultures permanentes. Pendant la même période, on a constaté la persistance des tendances observées en matière d'exploitations agricoles et de spécialisation régionale, et une stabilisation dans le domaine de l'agriculture intensive. La diminution globale de l'utilisation des intrants et la progression des rendements attestent une augmentation de la productivité et une gestion agricole plus efficaces. L'agriculture biologique a été pratiquée en 2002 sur 3,7 % de la SAU totale de l'UE-15, soit plus du double du chiffre de 1998 (1,8 %). Rapportée à la SAU totale, la part en pourcentage des terres agricoles concernées par des mesures agroenvironnementales ˆ spécifiquement axées sur une amélioration de la situation écologique ˆ est passée de 20 % en 1998 à 24 % en 2002. Pour ce qui est des ressources en eau, la superficie des terres irriguées a augmenté pendant la dernière décennie de 12 % au niveau de l'UE et de près de 30 % dans le bassin méditerranéen, alors qu'elle demeurait stable tant dans les régions septentrionales (7 %) que méridionales (50 %) de l'Europe, essentiellement grâce à une utilisation plus efficace des ressources hydriques. De 1990 à 2000, on a pu observer une baisse généralisée des bilans nutritifs bruts nationaux, mais il convient de noter à cet égard que les charges de bétail à l'hectare continuent de poser des problèmes dans certaines régions. Des estimations relatives au risque d'érosion des sols donnent à penser que la situation reste inquiétante, en particulier dans le sud et l'ouest de l'Espagne, dans le nord du Portugal, dans le sud de la Grèce et dans le centre de l'Italie. En 2002, le secteur agricole a contribué pour quelque 10 % aux émissions totales de gaz à effet de serre (essentiellement du méthane et de l'oxyde d'azote), chiffre inférieur de près de 9 % à celui enregistré en 1990; cette amélioration s'explique surtout par une diminution du cheptel, par un moindre recours aux engrais minéraux et par l'évolution des méthodes d'exploitation agricole. Le rapport souligne également que l'agriculture concourt à la lutte contre l'effet de serre en ce sens qu'elle produit des matières bioénergétiques remplaçant des combustibles fossiles. Quant aux émissions d'ammoniac, elles ont régressé de 9 %. Il n'en demeure pas moins que le secteur agricole était encore en 2002 le principal responsable des émissions d'ammoniac dans l'UE-15. Les terres particulièrement intéressantes sur le plan du patrimoine naturel, c'est-à-dire celles qui présentent la plus grande biodiversité, se situent principalement dans le bassin méditerranéen, dans les régions collinaires du Royaume-Uni et de l'Irlande et dans les montagnes et diverses zones de la Scandinavie; on estime qu'elles couvrent environ 15 à 25 % de la SAU totale de l'UE-15. Pour la plupart des espèces, les effectifs d'oiseaux des champs ont accusé une forte baisse entre 1980 et 2002. Ils se sont stabilisés dans les années 90, mais il y a toujours très peu de biodiversité à cet égard dans les zones d'agriculture intensive. Il apparaît également que les systèmes d'agriculture extensive revêtent une grande importance pour la préservation de la biodiversité et des paysages, car quelque 18 % des habitats situés dans les zones Natura 2000 sont tributaires de la poursuite des pratiques agricoles traditionnelles. Le rapport montre que de notables progrès ont été accomplis en matière de mise au point d'indicateurs agroenvironnementaux au niveau de l'UE-15. Il reste toutefois un certain nombre de défis à relever pour tirer pleinement parti des possibilités offertes par les indicateurs en ce qui concerne la définition de la politique à mettre en ?uvre. Le texte intégral du rapport et les fiches relatives aux indicateurs peuvent être consultés sur le site web IRENA: http://webpubs.eea.eu.int/content/irena/index.htm
Par Georges Fandos - Publié dans : www.cap21.agriculture.foret
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Mardi 25 octobre 2005
Le projet de loi d’orientation agricole en cours d’examen par le Parlement comporte bien quelques mesures sympathiques: aider l'agrobiologie, la transmission d'entreprises, le service de remplacement, conforter la statut d'aide familial, les organisations de producteurs,favoriser l'extension des règles (les producteurs individuels cotiseront pour l'organisation des marchés , ce qui n'est pas toujours le cas actuellement), la sécurité sanitaire... mais aussi des mesures inquiétantes : moins de contrôles sur les structures, ce qui va favoriser la concentration des exploitations. La cession de bail dans son intégralité ne sera pas non plus favorable aux installations :il va donner lieu à des surenchères sous forme de « pas de porte » à verser à l’ancien bailleur. La non reconnaissance des petits exploitants cotisants-solidaires sans droits aux prestations et sans véritable statut agricole de plein droit est aussi une injustice. L'absence dans ce projet de toute volonté réelle de définir des mécanismes de régulation des marchés est très grave alors que l’agriculture française et européenne souffre du dumping du aux importations et de la désorganisation des marchés avant tout. La réorientation des aides dans un sens moins productiviste n’y figure pas non plus : on continuera à aider ce qui en ont le moins besoin à travers la PAC actuelle et les autres mécanismes de soutien du marché et des structures. Ce projet de loi est donc très en dessous de ce qu'il faudrait faire en matière de régulation des marchés (on prévoit juste quelques mécanismes fiscaux faces aux aléas climatiques !), d’aide aux installations et en matière d'agriculture durable : rien n’est dit sur le fait de développer la recherche dans les moyens biologiques de lutte contre les ravageurs et maladies, la protection des écosystèmes, l’aide aux circuits courts... Il ne peut donc nous satisfaire car il ne répond pas aux défis que rencontre l’agriculture française et ses paysans ! Georges Fandos Ingénieur agronome Responsable commission agriculture CAP 21
Par Georges Fandos - Publié dans : www.cap21.agriculture.foret
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Mercredi 21 septembre 2005

Source:  Novethic



Réforme de la PAC : vers une agriculture durable ?


Illustration : Réforme de la PAC : vers une agriculture durable ?
La nouvelle politique agricole commune, qui entre en vigueur le 1er  janvier 2005, devrait modifier considérablement les pratiques des exploitants en matière d'environnement. Les aides accordées par la Commission européenne seront en effet conditionnées par le respect de la réglementation sur la pollution des sols et de l'eau. Une manière de sanctionner financièrement les méthodes de l'agriculture intensive.

Adoptée en juin 2003, la réforme de la PAC doit être appliquée en partie au 1er janvier 2005, notamment pour ce qui concerne les  directives relatives à l'environnement, à l'identification des animaux, les bonnes pratiques agricoles et environnementales, et l'obligation de maintenir la surface nationale de prairies permanentes. Une échéance que bon nombre d'exploitants auront du mal à respecter, compte-tenu du retard déjà accumulé dans le respect de plusieurs directives, notamment celles qui concernent la pollution des sols et des eaux. La nouvelle PAC ne leur laissera cependant pas le choix, puisque les aides aux agriculteurs seront désormais versées à condition qu'ils appliquent les 19 directives européennes sur l'agriculture, ainsi que qu'une série de  "bonnes conditions agricoles et environnementales", définies par l'exécutif européen. Premier pays bénéficiaire des subventions de la PAC avec 22% du budget, la France va devoir réaliser des progrès environnementaux si elle veut continuer à obtenir les quelques 9,7 milliards d'euros qui lui sont octroyés chaque année par Bruxelles. La plus grande partie de ces aides, (plafonnées à un maximum de 300 000 euros par an par exploitation) sera désormais versée indépendamment des volumes de production mais en fonction du respect de normes en matière d'environnement, de sécurité alimentaire et de " bien-être des animaux ". Outre les directives, les "bonnes conditions agricoles et environnementales", fixées par Bruxelles exigent des agriculteurs qu'ils mettent en place des pratiques pour prévenir l'érosion des sols. Ils devront également diversifier leurs cultures afin de diminuer l'utilisation de pesticides.

Les consommateurs et le bien public

De toute évidence, plusieurs directives ne pourront pas être respectées à court terme, notamment celles qui concernent le bon état écologique des eaux. En effet, si l'on peut admettre qu'en 2004 des progrès ont été réalisées (aménagement de zones tampons qui retiennent les pesticides, retrait du marché de certains produits), force est de constater que la présence des nitrates et de l'azote dépasse toujours les valeurs limites autorisées, comme le montre le dernier rapport de l'IFEN, paru en juillet 2004. Issus d'un usage intensif d'engrais chimiques et de pesticides -la France est le premier utilisateur européen de pesticides et le numéro trois mondial, derrière les Etats-Unis et le Japon-, les nitrates continuent à polluer fortement les sols et les eaux , notamment en Bretagne, où les valeurs limites sont régulièrement dépassées, rendant l'eau impropre à la consommation. Déjà condamnée pour ce retard, la France devrait en toute logique être à nouveau pénalisée mais sous la forme de non-versement des aides.

Outre des aspects financiers, cette réforme implique un véritable changement sur le fond. Le consommateur est désormais considéré comme partie prenante à part entière. Selon le dernier sondage "Eurobaromètre" consacré à cette question, les citoyens de l'Union Européenne considèrent à 90% que la priorité de la PAC est de garantir des produits agricoles sains et sûrs, de promouvoir le respect de l'environnement et d'aider les agriculteurs à adapter leur production aux attentes des consommateurs. Une opinion largement relayée par le commissaire européen chargé de l'agriculture, l'Autrichien Franz Fischler, pour qui la nouvelle PAC doit  " établir un lien entre la mission de l'agriculteur au service de la collectivité et la manière dont ses prestations sont rétribuées. Dans l'Union Européenne, l'agriculteur produit de nombreux biens publics, qui concernent aussi bien l'environnement que la protection des animaux et l'entretien de l'espace rural. Ces prestations ne sont pas rémunérées par le marché mais elles sont exigées par la société, c'est pourquoi elles doivent être indemnisées directement par l'agriculture. " a-t-il indiqué. Cette orientation de l'agriculture vers le développement durable n'est pas toujours partagée par les syndicats professionnels. " C'est la réforme la plus drastique que nous n'ayons jamais connue, et elle sape la PAC et l'avenir de l'agriculture.  La compétitivité de l'agriculture européenne est mise en péril ", estime la FNSEA qui considère cette réforme comme " une attaque frontale ". La Confédération paysanne, très critique également, mais pour d'autres raisons, estime cependant que " la mise en place d'une conditionnalité pour l'attribution des aides découplées est un gage de progrès vers une agriculture européenne plus multifonctionnelle et plus durable " et que la conditionnalité des aides " est certainement l'un des progrès les plus significatifs de la nouvelle PAC, au moins dans son principe ". La Confédération paysanne reproche toutefois à cette réforme de rester " strictement environnementale, à l'exclusion de toute conditionnalité sociale, création ou maintien de l'emploi ".



V. S.
Mis en ligne le : 24/09/2004


Par Novéthic repris par Georges Fandos - Publié dans : PAC
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Jeudi 18 août 2005

Banane : un avenir plus qu'incertain

Dans le bras de fer qui oppose l'Union Européenne et les pays producteurs de banane d'Amérique Latine, l'OMC vient de statuer sur l'impossibilité de fixer un tarif douanier de 230 € par tonne à partir du 1er janvier 2006. Selon l'OMC, un tel tarif ne permettrait pas de préserver l'équilibre de parts de marché entre les différentes zones de production. L'UE a dix jours pour réagir face à cette décision d'arbitrage et les ministres concernés (outre-mer et agriculture) demandent à ce que les intérêts de la filière banane soient préservés, quitte à ce que soit mis en place de manière pérenne un système compensatoire qui réponde à la situation des producteurs ACP.
L'Union des Groupements de Producteurs de Banane des Antilles a vivement réagi et appelé lui aussi à ce que la Commission Européenne défende soit le prix de la tonne, soit un mécanisme de soutien aux revenus. L'UGPBA a également regretté que l'OMC n'ait pas pris en compte les conditions salariales dans lesquelles sont employés les travailleurs de la filière banane dans les pays latino-américains.

Même si la production de banane a causé des dégâts écologique dans les années passées (notamment suite à l'usage de pesticides), la filière représente aujourd'hui la principale production agricole de la Guadeloupe et de la Martinique et emploie environ 15000 personnes dans ces deux départements.
Dans le contexte actuel, Cap21 Antilles soutient les producteurs antillais de la filière banane. Même si des aides compensatoires demeurent essentielles pour pallier une probable baisse de production, il faut aider la filière banane à se tourner davantage vers des débouchés à plus forte valeur ajoutée : transformation de la banane en produits "dérivés" (jus, desserts,...), utilisation de l'image caribéenne (AOC), production de banane "biologique". Ce n'est qu'en informant davantage les consommateurs et mettant en avant les avantages de la banane ACP pour la préservation de l'environnement et le respect des conditions de travail que nous réussirons à maintenir cette filière aux Antilles.
Il est également indispensable de songer aux pays hors Union Européenne qui, même s'ils bénéficient d'avantages à l'importation, subiront le contre-coup de l'ouverture des frontières sur ce marché, sans pour autant bénéficier des mêmes mesures de soutien que les producteurs européens.

 

Par Benoit Chauvin - Publié dans : Outre-Mer
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