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Agriculture et Forêt

Bienvenu sur le blog de la commission agriculture et forêt de CAP 21!

dans cette rubrique vous trouverez:

. Les communiqués de CAP 21 sur les thèmes agricoles

. Des dossiers thématiques: OGM, agriculture biologique

. Des notes d'humeur

. Des contributions et les travaux des membres de la commission

N'hésitez pas à nous faire connaître vos réactions et vos suggestions.

Elles sont les bienvenues !

Bonne lecture!

Georges Fandos

responsable de la commission agriculture forêt

Samedi 13 juin 2009
Dans le domaine de l’agriculture en général et du marché laitier en particulier les subventions décidées par la commission européenne profitent d’abord aux grandes exploitations et laissent sur le carreau les quelques 16% d’exploitations produisant moins de 100 000 litres (pour la plupart en zone de montagne ou isolées) . Les principes d’aménagement du territoire doivent s’appliquer effectivement sur l’ensemble du territoire pour maintenir en place les petites exploitations, elles aussi créatrices d’emplois. La survie des producteurs de lait n’est possible que si la régulation du marché laitier est basée sur des quotas par exploitation et par actif au niveau national et communautaire pour éviter concurrences intracommunautaires et le dumping des importations à bas prix. Cap21 propose aux centrales d’achats et chaînes commerciales (spécificité française) , d’acheter au prix de revient le lait produit par les exploitants locaux respectant ainsi la filière aval en échange d’une communication nationale au soutien à la production locale en « circuits courts » et au maintien d’emplois dans la branche laitière. Le développement durable c’est aussi l’économie au niveau du transport et la fraîcheur des produits présentés aux consommateurs.
Georges FANDOS  (Responsable de la commission agriculture et forêt)-  Yveline MOEGLEN (porte- parole)
Par Georges Fandos
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Vendredi 22 mai 2009

La dérégulation du marché laitier conduit aujourd’hui les paysans à la ruine, à  la fuite en avant dans le productivisme et à  la disparition des exploitations :

-       Entre 1984 et 2006, 70 % des exploitations ont disparu passant de 385 00 à 97 000 (source : confédération Paysanne citant Agreste)

-       Entre 1995 et 2005 on est passé d’un quota de  150 000 litres  de lait par exploitation à 225 000 litres !  (source Office de l’élevage –cf schéma ci-joint).

-       Résultat : il ne reste plus que 16% des exploitations avec moins de 100 000 litres. Les plus gros exploitants ont bénéficié de cette politique au détriment des autres.

 Il faut donc remettre en oeuvre un système de régulation du marché basé sur des quotas laitiers par exploitation et par actif qui permette la rémunération et  le maintien d’un maximum d ‘éleveurs et une base de prix du lait couvrant les frais de production à faire respecter par la filière aval.

Dans un soucis d’aménagement équilibré du territoire la politique de prix doit tenir compte des handicaps naturels (zones de montagne).

Cette régulation basée sur des quotas nationaux et d’exploitation doit être définie au niveau communautaire pour éviter les concurrences intracommunautaires et le dumping des importations à bas prix.

 

Georges Fandos

Responsable de la commission agriculture et forêt

Par Georges Fandos
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Samedi 22 septembre 2007
Atelier « Territoires urbains et territoires ruraux »
Forum Démocrate de Seignosse.
 
Contribution de Georges Fandos, responsable de la commission agriculture de CAP 21
 
HALTE AU DEMENAGEMENT DU TERRITOIRE !
 
Exode rural, et son corollaire qui est la concentration urbaine, caractérisent la dynamique des territoires suite à l’abandon des politiques volontaristes en matière d’aménagement équilibré de l’espace.
 
Ainsi, le nombre d’agriculteurs a diminué de 60 % entre 1980 et 2005 !
Cet exode massif s’explique entre autres, par la baisse des prix agricoles de l'indice 100 à 42 entre 1960 et 2005, alors que le prix des produits alimentaires à la consommation est passé de l'indice 100 à 107 pour la même période ! (source Ministère Agriculture)
 
En même temps, la dynamique d’urbanisation conduit au fait que rapidement la population française va se concentrer dans les principales mégapoles urbaines : « Entre 1936 et 1999, la population des villes françaises a doublé, passant de 22 à 44 millions d’habitants, alors que l’ensemble de la population n’augmentait que de 40 %. Désormais, les trois quarts des Français vivent dans les unités urbaines, qui occupent 18,4 % du territoire ». source Insee.
Une dynamique purement économique de concentration des activités autour des pôles urbains et de spécialisation de l’espace (les fameux « pôles de compétivité » dont on parle aujourd’hui) conduit à un véritable « déménagement du territoire ».
 
Les conséquences sont :
Pour l’espace rural : la désertification de grands pans de nos régions qui sont ensuite exposés par exemple aux incendies de forêt suite à l’abandon de la gestion forestière et du débroussaillage par les troupeaux.
 
Pour l’espace urbain : les contre productivités et problèmes de santé (liés aux embouteillages, à la pollution, au stress…) et le gaspillage des ressources pétrolières lié à un urbanisme organisé autour de la voiture et le transport routier.
 
Existe-t-il des solutions pour enrayer ces mécanismes pervers économiques, urbanistiques, et géographiques ?
 
 
Les politiques d’aménagement équilibré et écologique des territoires :
 
La reconquête des espaces suppose une politique d’aménagement du territoire qui s’articule autour de :
 
1/ Une politique agricole et rurale centrée sur le maintien d’un maximum d’exploitations et d’activités.
Ceci nécessite que les pouvoirs publics assurent la survie des agriculteurs et arrêtent la décapitalisation de ce secteur, en fixant par la voie réglementaire un principe anti-dumping : les prix net payés aux producteurs ne peuvent être inférieurs aux coûts de productions moyens qui correspondent aux coûts d'une exploitation moyenne et performante (les centres de gestion agricoles les calculent tous les ans).
La fixation des prix agricoles est une réglementation qui existe déjà au niveau communautaire pour quelques produits : elle permet par exemple de fixer le montant des restitutions versées aux exportateurs de céréales qui est calculée par la différence entre le niveau de prix intracommunautaire et le prix mondial. (1)  (Je suis par ailleurs pour la suppression de ces aides aux exportations qui ruinent la paysannerie des pays pauvres : à cause de ce mécanisme, les céréales européennes ainsi subventionnées sont vendues dans les pays pauvres à des prix inférieurs à celles produites par les paysans des pays pauvres !)
 
La reconquête des espaces ruraux suppose une politique d’encouragement de l’élevage extensif à l’herbe au lieu des élevages hors-sol d’animaux qui ne sortent plus.
A ce sujet l’idée d’agriculteurs « jardiniers de la nature » chargés de l’entretien des paysages pour que les urbains puissent en profiter pendant leurs week-ends est complètement étrangère à la culture paysanne et les rendrait très dépendants de la politique de subventions. Il vaut mieux mettre en place des systèmes d’élevage extensif rentables sans subventions grâce à des politiques de prix corrects.
Une politique d’aides à l’installation de jeunes agriculteurs doit être mise en oeuvre en urgence sous forme d’aides aux investissements remboursables sans intérêts.
 
2/ Une politique d’aménagement équilibré du territoire
Une politique d’aménagement du territoire qui renforce les villes moyennes et le tissus rural doit passer par la décentralisation administrative des services des collectivités publiques (Etat , Régions, Départements), des Universités, des entreprises publiques, des équipements de santé, sportifs et culturels…
L’objectif est de rendre attractives ces villes moyennes pour les entreprises et le populations.
Il est urgent de définir une politique des transports qui irrigue tout le territoire et défende les modes alternatifs à la route (ferroutage, mer routage) au lieu de multiplier les autoroutes, et de favoriser seulement les TGV.
 
3/ Une politique urbaine de lutte contre l’étalement urbain et la spécialisation de l’espace. C’est-à-dire :
- La lutte contre la spéculation immobilière, le mitage de l’espace et les injustices en matière de planification de l’occupation des sols (PLU, SCOT…) passe par de nouveaux outils législatifs comme des systèmes de péréquation des plus values foncières en terrains constructibles ou pas(2).
Il faut aussi relancer la lutte contre :
- l'étalement urbain : construction de quartiers pavillonnaires,
- la spécialisation de l'espace en zones d’activité , de loisir, de résidence.
- la ségrégation spatiale des populations entre des quartiers  résidentiels et populaires et industriels.
La conséquence de cet urbanisme, c’est l’augmentation des besoins de déplacement en particulier automobiles et de marchandises de plus en plus insupportables !
Les conséquences sur la santé des populations sont graves : maladies cardio-vasculaires et respiratoires…
Les pertes de temps s’accumulent, le stress aussi.
 
D’autres choix d’urbanisme sont possibles.
Ils sont centrés sur les propositions suivantes :
. Freiner la croissance urbaine sur l’agglomération à travers les PLU et le SCOT.
. Re-densifier l’habitat au lieu de l’étaler, et sauvegarder les espaces verts dans les agglomérations.
. Créer un réseau de villes moyennes s au lieu de tout concentrer sur les capitales régionales : décentraliser l’Université, les services publics, les hôpitaux…
. Développer les transports publics.
. Rapprocher lieu de domicile, de travail et de loisir avec des quartiers polyvalents au lieu de spécialiser l’espace et d’augmenter les déplacements.
. Pour donner aux quartiers les moyens de renforcer leurs équipements et lutter contre la ségrégation de l’espace urbain et la spécialisation, pourquoi ne pas instaurer des conseils de quartier qui proposeraient des investissements pour leur quartier sur une partie du budget de la ville qui leur serait réservé ?
 
Georges Fandos
Le 6 septembre 2007
 
(1) Les prix minimum existent déjà pour les céréales, le lait...
Ils résultent d'une négociation interprofessionnelle (producteurs, transformateurs, distributeurs) et des pouvoirs publics dans le cadre de négociations par produits au niveau national et européen.
Je demande donc l'extension de ce mécanisme aux autres produits agricoles.
Actuellement ce sont les intermédiaires, dont les 4 grandes centrales d'achat qui représentent plus de 50 % des produits agricoles vendus aux consommateurs qui s'engraissent sur le dos des paysans et qui ruinent la plus part: seul s'en sortent ceux qui ont des situations privilégiées (AOC, gros propriétaires aidés par la PAC), quelques paysans en circuit -court (mais on ne peut généraliser ce mode de distribution)...
IL YA URGENCE EN LA MATIERE: LES PAYSANS ET LE MONDE RURAL NOUS SERONS RECONNAISSANTS D'ETRE COURAGEUX EN LA MATIERE !
 
(2) par exemple, pourquoi ne pas obliger les propriétaires de terrains constructibles à acheter le droit à bâtir à ceux qui n’ont pas de terrains constructibles = marché des droits à construire à travers les transfert de COS), comme cela s’est fait avec succès dans la commune de Lourmarin (Vaucluse). Ce système permet un transfert de valeur des terrains constructibles vers ce qui ne le sont pas ce qui limite les injustices liées au délimitations arbitraires des PLU entre zones constructibles ou pas.
 
 
 
Par Georges Fandos - Publié dans : www.cap21.agriculture.foret
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Mardi 3 juillet 2007

CAP21, mouvement écologiste, dénonce la décision des ministres européens de l'Agriculture d'introduire un seuil de contaminiation des produits biologiques par les OGM (0,9 %) en dessous duquel aucun étiquetage ne sera obligatoire.

Pour Corinne Lepage, présidente de CAP21 et membre fondatrice du MoDem "il s'agit d'une victoire du lobby agro-semencier qui voudrait que ce seuil d'obligation d'information ne devienne un "droit à contaminer" supprimant ainsi tout droit à ne pas être contaminé et tout recours pour être indemnisé. Le droit des consommateurs de choisir une alimentation sans OGM devrait être considéré comme un droit inaliénable que ce soit d'ailleurs pour un produit bio ou non."

CAP21 met en garde les ministres de l'agriculture sur les risques qu'ils font ainsi peser sur le développement pérenne des filières bio, qui au delà des intérêts environnementaux, représente des centaines de milliers d'emploi en France et en Europe.

Corinne Lepage.

Par Georges Fandos - Publié dans : www.cap21.agriculture.foret
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Mardi 27 février 2007
Ibrahim Coulibaly, organisateur au Mali du Forum qui s'ouvre aujourd'hui.
«La souveraineté alimentaire doit être reconnue par l'ONU»
Par Eliane PATRIARCA
QUOTIDIEN : vendredi 23 février 2007
Aujourd'hui s'ouvre à Sélingué, village du Mali situé à 140 km au sud de la capitale Bamako, le Forum pour la souveraineté alimentaire. Jusqu'au 27 février, à l'initiative d'un collectif de mouvements paysans (1), de la Marche mondiale des femmes, de divers mouvements de pêcheurs et de l'ONG Amis de la Terre international, quelque 600 délégués venus d'une centaine de pays vont plancher, en ateliers, sur le concept de souveraineté alimentaire. Lancé en 1996 à Rome, durant le sommet mondial de l'alimentation de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), par le mouvement paysan international Via Campesina (représenté au Forum par José Bové), il désigne le droit des peuples à définir leurs propres politiques en matière d'alimentation et d'agriculture, le droit aussi à protéger la production et le commerce agricole intérieur. Ibrahim Coulibaly, qui préside le Comité national des organisations paysannes professionnelles (Cnop) du Mali, a insisté pour que ce forum se tienne en Afrique parce que l'agriculture y occupe une place centrale, alors que de nombreuses familles souffrent de la faim. Et au Mali car c'est le premier pays à avoir fait de la souveraineté alimentaire la priorité de sa nouvelle loi d'orientation agricole. Il présente les objectifs de cette rencontre.
Pour le Mali, que signifie la souveraineté alimentaire ? 
Le droit de décider de notre politique agricole et alimentaire sans nous référer aux Etats-Unis ou à l'Europe ; le droit pour les 70 % de paysans de la population malienne de vivre du fruit de leur travail et de pouvoir vendre leurs produits sur le marché local ; le droit de se protéger du dumping.
Cela implique une nouvelle agriculture ? 
Oui, nous voulons que les paysans puissent accéder librement aux ressources naturelles du pays, comme l'eau. Nous préconisons une gestion durable de ces ressources qui sauvegarde le potentiel productif de notre terre et non un système productiviste fondé sur l'utilisation de pesticides. Le Cnop milite contre les OGM et pour le libre échange des semences entre les paysans, car nous refusons d'être dépendants des multinationales de l'agrochimie et de l'agroalimentaire.
Le coton est un exemple des ravages subis par l'Afrique... 
Le coton est une culture qui rapporte des devises au Mali mais c'est une douleur pour les paysans. Imposée brutalement par la colonisation puis aujourd'hui par le marché et les organismes internationaux, cette culture abîme le sol, demande beaucoup de pesticides et d'engrais, et est vendue à un prix si indécent que les paysans maliens ne peuvent en vivre et n'ont plus de quoi manger. Et les devises que rapporte le coton au Mali servent à acheter du riz à l'Asie pour nourrir les Maliens. C'est une aberration !
Qu'attendez-vous du Forum ? 
Le concept de souveraineté alimentaire doit être approfondi, secteur par secteur, afin d'être intégré dans les politiques agricoles en Asie, en Afrique, en Amérique latine. Nous allons définir un agenda des actions à entreprendre pour transformer ce principe en réalité et obtenir sa reconnaissance comme droit spécifique par les Nations unies.
(1) La Via Campesina, le ROPPA (Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d'Afrique de l'ouest), le réseau pour la souveraineté alimentaire...


http://www.liberation.fr/actualite/terre/236915.FR.php
© Libération


Par Georges Fandos - Publié dans : www.cap21.agriculture.foret
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