Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 06:03
Dans le domaine de l’agriculture en général et du marché laitier en particulier les subventions décidées par la commission européenne profitent d’abord aux grandes exploitations et laissent sur le carreau les quelques 16% d’exploitations produisant moins de 100 000 litres (pour la plupart en zone de montagne ou isolées) . Les principes d’aménagement du territoire doivent s’appliquer effectivement sur l’ensemble du territoire pour maintenir en place les petites exploitations, elles aussi créatrices d’emplois. La survie des producteurs de lait n’est possible que si la régulation du marché laitier est basée sur des quotas par exploitation et par actif au niveau national et communautaire pour éviter concurrences intracommunautaires et le dumping des importations à bas prix. Cap21 propose aux centrales d’achats et chaînes commerciales (spécificité française) , d’acheter au prix de revient le lait produit par les exploitants locaux respectant ainsi la filière aval en échange d’une communication nationale au soutien à la production locale en « circuits courts » et au maintien d’emplois dans la branche laitière. Le développement durable c’est aussi l’économie au niveau du transport et la fraîcheur des produits présentés aux consommateurs.
Georges FANDOS  (Responsable de la commission agriculture et forêt)-  Yveline MOEGLEN (porte- parole)
Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 10:19

La dérégulation du marché laitier conduit aujourd’hui les paysans à la ruine, à  la fuite en avant dans le productivisme et à  la disparition des exploitations :

-       Entre 1984 et 2006, 70 % des exploitations ont disparu passant de 385 00 à 97 000 (source : confédération Paysanne citant Agreste)

-       Entre 1995 et 2005 on est passé d’un quota de  150 000 litres  de lait par exploitation à 225 000 litres !  (source Office de l’élevage –cf schéma ci-joint).

-       Résultat : il ne reste plus que 16% des exploitations avec moins de 100 000 litres. Les plus gros exploitants ont bénéficié de cette politique au détriment des autres.

 Il faut donc remettre en oeuvre un système de régulation du marché basé sur des quotas laitiers par exploitation et par actif qui permette la rémunération et  le maintien d’un maximum d ‘éleveurs et une base de prix du lait couvrant les frais de production à faire respecter par la filière aval.

Dans un soucis d’aménagement équilibré du territoire la politique de prix doit tenir compte des handicaps naturels (zones de montagne).

Cette régulation basée sur des quotas nationaux et d’exploitation doit être définie au niveau communautaire pour éviter les concurrences intracommunautaires et le dumping des importations à bas prix.

 

Georges Fandos

Responsable de la commission agriculture et forêt

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Corinne LEPAGE

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