Georges FANDOS (Responsable de la commission agriculture et forêt)- Yveline MOEGLEN (porte- parole)
La dérégulation du marché laitier conduit aujourd’hui les paysans à la ruine, à la fuite en avant dans le productivisme et à la disparition des exploitations :
- Entre 1984 et 2006, 70 % des exploitations ont disparu passant de 385 00 à 97 000 (source : confédération Paysanne citant Agreste)
- Entre 1995 et 2005 on est passé d’un quota de 150 000 litres de lait par exploitation à 225 000 litres ! (source Office de l’élevage –cf schéma ci-joint).
- Résultat : il ne reste plus que 16% des exploitations avec moins de 100 000 litres. Les plus gros exploitants ont bénéficié de cette politique au détriment des autres.
Il faut donc remettre en oeuvre un système de régulation du marché basé sur des quotas laitiers par exploitation et par actif qui permette la rémunération et le maintien d’un maximum d ‘éleveurs et une base de prix du lait couvrant les frais de production à faire respecter par la filière aval.
Dans un soucis d’aménagement équilibré du territoire la politique de prix doit tenir compte des handicaps naturels (zones de montagne).
Cette régulation basée sur des quotas nationaux et d’exploitation doit être définie au niveau communautaire pour éviter les concurrences intracommunautaires et le dumping des importations à bas prix.
Georges Fandos
Responsable de la commission agriculture et forêt